I. INTRODUCTION :

Anatomiquement, le système nerveux est subdivisé en un système nerveux central, qui réunit l’encéphale et la moelle épinière, et un système nerveux périphérique, fait de nerfs qui s’étendent à travers tout le corps.

II. LE SYSTÈME NERVEUX CENTRAL :

Le système nerveux central dérive du tube neural embryonnaire dont les cinq vésicules de la partie antérieure se sont enroulées pour donner naissance à l’encéphale, alors que sa partie postérieure a évoluée en moelle épinière.

Le système nerveux central est particulièrement important et est donc très protégé. Cette protection est double : - une protection intégrale à type de crâne et de rachis ;

- une protection membranaire en trois couches : les méninges qui comprennent successivement :

- la dure-mère , membrane externe

- l’arachnoïde , membrane intermédiaire délimitant des cavités remplies de liquide céphalo-rachidien qui amortit d’éventuels chocs mécaniques et donc protège le tissu nerveux de la plupart des traumatismes

- la pie-mère, membrane interne qui adhère intimement au tissu nerveux

A. L’ENCÉPHALE :

Il est constitué de trois parties :

- le cerveau :

C’est la partie la plus volumineuse. elle est creusé de cavités : les ventricules cérébraux. Il est composé de deux hémisphères cérébraux, du thalamus, de l’hypothalamus et de l’hypophyse.

Chaque hémisphère cérébral commande un hémi-corps d’ou l’hémiplégie. Ces hémisphères présentent en plus une spécialisation :

- le droit contrôle la reconnaissance de l’image corporelle

- le gauche contrôle le langage qui comprend la parole, l’écriture et la lecture

Le cerveau est composé :

- d’une couche superficielle capitale : le cortex cérébral qui est le siège des facultés intellectuelles, de la motricité volontaire et de la sensibilité consciente.

- des zones profondes et en particuliers des noyaux gris

La surface des hémisphères cérébraux est très plissée en de nombreuses circonvolutions séparées par des sillons. Certains, plus profonds, délimitent le cortex cérébral en quatre lobes : frontal, pariétal, temporal, occipital.

Globalement, les hémisphères cérébraux envoient des ordres, reçoivent des informations, mais surtout, analysent et trient ces informations.

- le tronc cérébral :

Il inclut les pédoncules cérébraux, le pont de Varole (protubérance annulaire) et le bulbe rachidien. C’est le carrefour dans lequel convergent toutes les voies descendantes et toutes les voies ascendantes : c’est donc une zone capitale. Il renferme de nombreux centres régulateurs des fonctions vitales (fonctionnement cardiaque, respiration, thermorégulation…).

Au niveau du tronc cérébral, émergent les 12 paires de nerfs crâniens qui contrôlent les fonctions sensorielles, la sensibilité faciale et sa motricité.

- le cervelet :

Il est situé en arrière de la boite crânienne et est constitué de deux hémisphères cérébelleux reliés par le vermis. Il assure la grande précision de réalisation des mouvements volontaires et participe à l’équilibre du corps et au maintien de la posture en association avec l’oreille interne , la vue et les récepteurs articulaires.

B. LA MOELLE ÉPINIÈRE :

Elle descend dans le rachis, entourée par les méninges. Elle s’interrompt avant les méninges et avant le rachis, ce qui permet de prélever le LCR par une ponction lombaire sans risque d’endommager la moelle épinière.

La moelle épinière est un organe complexe car elle fait partie des systèmes nerveux central et périphérique. Son rôle est de transmettre les informations, surtout la motricité volontaire et la sensibilité, mais aussi la motricité involontaire.

Les centres nerveux sont formés de deux types de tissus différemment répartis :

- la substance grise qui est périphérique au niveau de l’encéphale, mais centrale au niveau de la moelle épinière. Elle contient les corps cellulaires des neurones, perçoit et intègre les informations.

- La substance blanche qui est centrale au niveau de l’encéphale, mais périphérique au niveau de la moelle épinière. Elle renferme les fibres nerveuses myélinisées et qui est une zone de connexions.

II. LE SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE :

Il comprend trois éléments :

- la moelle épinière, dans sa partie substance grise

- les racines postérieures : elles naissent de part et d’autre du rachis, à chaque étage vertébral. On distingue deux contingents de nerfs :

- les nerfs crâniens (12 paires) émergeant du tronc cérébral qui contrôlent les fonctions sensorielles, la motricité et la sensibilité faciale

- les nerfs rachidiens (31 paires)qui émergent à l’étage du rachis et qui contrôlent la motricité et la sensibilité des membres

Les racines sont de deux types :

- une racine antérieure purement motrice, mais peu menacée

- une racine postérieure sensitive, très menacée par des pathologies banales comme la hernie discale et l’arthrose intervertébral.

- les troncs nerveux : ils naissent de la fusion d’une racine postérieure et d’une racine antérieure. La plupart des nerfs sont donc sensitivo-moteur. Ces nerfs font le trajet entre les racines et les terminaisons nerveuses :

- soit motrice, à la jonction neuro-musculaire

- soit sensitive par des corpuscules spécifiques

- soit dans la parois des viscères par le système neuro-végétatif

Ces nerfs passent parfois dans des défilés anatomiques ou ils sont menacés de compression : c’est alors un syndrome canalaire dont le plus typique est le syndrome du canal carpien, mais également aux pieds, le syndrome du canal tarsien et le syndrome du canal inter-métatarsien (maladie de MORTON).

III. CONCLUSION :

De nombreuses pathologies neurologiques centrales et périphériques existent par atteintes des différents éléments cités entraînant ainsi des symptômes moteurs ou sensitifs.

L’examen clinique comprendra un examen neurologique avec :

- évaluation de la motricité volontaire et involontaire

- évaluation de la sensibilité superficielle et profonde

- évaluation de la trophicité