Anatomie et physiologie des muscles de la loge postérieure de jambe (plan superficiel)
INTRODUCTION :
Ces muscles sont situés en arrière du tibia, de la membrane interosseuse, de la fibula et du septum intermusculaire latéral, et sont recouverts par le fascia superficiel postérieur.
La loge postérieure est séparée en deux plans par le fascia profond.
Le plan superficiel comprends 2 muscles qui sont : - le triceps sural
- le plantaire grêle
ANATOMIE
I. LE MUSCLE TRICEPS SURAL :
Situation : - c’est un muscle volumineux qui donne sont galbe au mollet
- il est composé de deux plans :
- un profond : le muscle soléaire
- un superficiel : les muscles gastrocnémiens (2 chefs)
- les muscles gastrocnémiens ont leurs origines au niveau des condyles
- le muscle soléaire a son origine sur les deux os de la jambe
- ces trois chefs se réunissent pour former le tendon calcanéen
A. LE MUSCLE SOLÉAIRE :
1). Origines : - crête du soléaire
- 1/3 moyen du bord médial du tibia
- face postérieure de la tête et du col de la fibula
- moitié supérieure du bord postérieur de la fibula
les insertions tibiales et fibulaires sont réunies entre elles par l’arcade du soléaire
2). Trajet : Ces insertions se font par l’intermédiaire d’une lame frontale qui descends dans l’épaisseur du muscle. Des fibres charnues naissent des deux faces de cette lame. Les fibres qui naissent de la face postérieure sont obliques en bas et en arrière et se terminent sur la face antérieure d’une lame tendineuse terminale. Les fibres qui naissent de la face antérieure convergent vers une lame sagittale qui monte dans l’incisure médiane de la lame frontale. La lame terminale se rétrécie en bas et contribue à constituer le tendon calcanéen.
B. LES MUSCLES GASTROCNÉMIENS :
1). Origines : - condyles homonymes, face postérieure
- épicondyles
- coques condyliennes
2). Trajet : Le chef médial est plus volumineux, plus saillant et descends plus bas que le chef latéral. Les fibres charnues se terminent sur la face postérieure d’une lame terminale. Les deux lames, d’abord distinctes, se rejoignent, puis se rétrécissent et contribuent à former le tendon calcanéen qui résulte donc de la réunion des lames terminales du soléaire et des gastrocnémiens.
Terminaison : - moitié inférieure de la face postérieure du calcanéus
Le tendon calcanéen est d’abord large, aplati, puis se rétréci en regard de la talo-crurale. En bas, la zone d’insertion s’imbrique avec celle de l’aponévrose plantaire superficielle. Le tendon est séparé de la moitié sup. de la face postérieure du calcanéus par une bourse séreuse.
Innervation : nerf tibial (S1)
Action : - extenseur de la talo-crurale
- flexion plantaire et inversion de la subtalaire
- fléchisseur accessoire du genou par les muscles gastrocnémiens
II. LE MUSCLE PLANTAIRE GRÊLE :
1). Situation : - C’est un petit muscle
- il est situé entre les deux plans du triceps sural
2). Origines : - face postérieure du condyle externe du fémur, en DD de l’insertion du gastrocnémien latéral
3). Trajet : Les fibres musculaires sont obliques en bas et en dedans, et forment un corps charnu jusqu’à l’interligne du genou, qui se jette sur un long tendon grêle qui chemine entre les gastrocnémiens et le poplité en haut, et le soléaire. Puis, il longe le bord médial du tendon du triceps sural.
4). Terminaison : - face postérieure du calcanéus, en DD de l’insertion du muscle triceps sural
5). Innervation : nerf tibial (S1)
6). Action : - flexion plantaire accessoire de la talo-crurale
PHYSIOLOGIE
Le muscle triceps sural intervient dans la marche, la montée d’escalier (contraction concentrique), la descente d’escalier (contraction excentrique), le saut et la course. En chaîne fermée, il permet la mise sur la pointe des pied. Durant la marche :
- 1er double appui (0 à 15 %) : Le soléaire se contracte un peu, en même temps que le LFO, avant la fin de ce double appui. Alors que le pied est à plat au sol, il commence son action de stabilisateur du genou en freinant le déplacement vers l’avant du segment jambier par rapport à la cheville.
- 1er appui unilatéral (15 à 40 %) : Le pied est à plat au sol, le genou légèrement fléchi et le bassin se déplace vers l’avant. Pendant ce temps de marche, les actions musculaires les plus importante, sont celles de stabilisation, surtout grâce au muscle soléaire et parfois par les gastrocnémiens. Le muscle soléaire est assisté dans la phase entière par le LFO. Les gastrocnémiens ne participent peu ou pas à la marche en terrain plat. ils n’entrent en action que pour donner une impulsion secondaire plus puissante telle que dans les sauts, la marche en montée et la course, constituant en quelque sorte un réservoir de puissance.
- 2ème double appui (40 à 60 %) : Lors du décollement du talon du sol, les action musculaires les plus importantes sont celles de stabilisation et de propulsion grâce à la contraction du muscle triceps sural. En fait, le triceps sural ne réalise pas une véritable flexion plantaire, mais solidarise le segment jambier avec le pied permettant ainsi au talon de se décoller du fait de la bascule du pied sur les têtes métatarsiennes.
A partir de 50 %, l’action du triceps sural est la même, mais il doit cependant effectuer une contraction isotonique puissante pour déterminer une flexion plantaire d’environ 15°.
- phase oscillante ( 60 à 100 %) : Aucune action puisque c’est la phase de raccourcissement du membre non portant.