Structure et physiologie de la peau
I. DÉFINITION :
La peau est une membrane souple et résistante, plissée ou sillonnée (empreintes digitales) qui recouvre la majeure partie du corps. Elle a une épaisseur qui varie environ de 1 à 2 mm. Elle est plus mince chez la femme, le vieillard, au niveau des paupières et des organes génitaux. Elle est plus épaisse au niveau des régions plantaires et dorsales.
Sa température est également variable selon les régions, elle est comprise entre 32° et 36°, les orteils étant les plus froids.
Sa coloration est également variable selon les races
La surface de la peau présente :
- des pores d’où émergent les poils et des pores ou s’ouvrent les glandes cutanées
- des sillons apparents et transversaux au niveau des plis de flexion ; des sillons discrets et de directions diverses quadrillent la peau
- des crêtes apparentes ou discrètes. Au niveau palmaire ou plantaire, elles constituent les dermatoglyphes qui sont des éléments d’identification des individus.
II. STRUCTURE DE LA PEAU :
1). L’épiderme :
C’est la couche superficielle de la peau. L’épiderme ne présente aucun tissu conjonctif et aucun vaisseaux. Il se nourrit par imbibition. Il est constitué de la profondeur à la superficie de 5 couches :
- La couche basale qui présente de grandes cellules polyédriques nucléées
- Le corps muqueux de Malpighi qui est riche en glycogène
- La couche granuleuse qui présente des cellules aplaties et nucléées
- La couche translucide qui présente des cellules aplaties et anucléées
- La couche cornée
Dans l’épiderme, on trouve les terminaisons libres de la douleur qui correspondent à la sensibilité nociceptive constituée par les fibres III.
2). Le derme :
Il est sous-jacent à l’épiderme. il est très vascularisé et possède des glandes sudoripares et sébacées dans sa partie profonde.
Le derme superficiel est riche en cellules : - les fibrocytes pour la cicatrisation
- les mastocytes pour le métabolisme cutané
- les histiocytes pour la défense par phagocytose
Le derme profond est riche en fibres : - les fibres réticulaires
- les fibres élastiques
- les fibres collagènes
Ces fibres donnent au derme sa résistance et sa souplesse.
Ces fibres et ces cellules sont reliées par la substance fondamentale.
Dans le derme, se trouvent différents récepteurs :
- les corpuscules de Meissner pour le tact fin, d’où partent les fibres II
- les thermorécepteurs : - pour le chaud : récepteurs de Ruffini d’où partent les fibres II
- pour le froid : récepteurs de Von Krause d’où partent les fibres II
3). L’hypoderme :
Il est constitué de grandes cellules graisseuses : les adipocytes.
On trouve dans l’hypoderme les récepteurs du tact grossier : récepteurs de Pacini d’où partent les fibres III.
III. PHYSIOLOGIE DE LA PEAU :
La peau présente 4 rôles essentiels :
1). La protection :
- triple protection mécanique : épiderme, derme et hypoderme
- protection chimique grâce à la sécrétion de sébum et de sueur
- protection électrique car la membrane est polarisée
- protection pigmentaire par l’intermédiaire des cellules à mélanine situées dans la couche basale qui s’opposent à la pénétration des UV
2). La sensibilité superficielle :
On y trouve un certain nombre de récepteurs cutanés qui sont tous :
- spécifiques à la nature de la stimulation
- adaptables de type on/off
- fiables entre deux limites : l’une inférieure correspondant au seuil d’excitabilité ; l’autre supérieure correspondant au seuil de douleur
- sensibles, ce qui permet de quantifié les seuils différentiels
Les différentes sensibilités rencontrées sont :
- sensibilité nociceptive (fibre III) dans l’épiderme
- sensibilité tactile fine (fibre II) dans le derme (récepteur de Meissner)
- sensibilité thermique (fibre II) dans le derme (récepteur de Ruffini et de Von Krause)
- sensibilité du tact grossier (fibre III) dans l’hypoderme (récepteur de Pacini
3). L’échange :
Ø La voie de pénétration percutanée : correspond aux entrées
Elle peut se faire de deux façons :
- voie trans-épidermique
- voie trans-folliculo-sébacée
Cette voie de pénétration percutanée concerne différents éléments, dont les médicaments sous forme de pommade (topiques à usage externe)
Ø L’excrétion : correspond aux sorties
La peau peut être assimilée à une glande sécrétrice interne : histamine
à une glande sécrétrice pigmentaire : mélanine
à une glande sécrétrice externe : sueur, sébum
4). La thermorégulation :
C’est l’ensemble des dispositions fonctionnelles qui font que notre température centrale présente une relative constante autour de 37°. On parle d’homéothermie
L’homéothermie nécessite un équilibre entre la thermogenèse et la thermolyse
La thermogenèse correspond à la production de calories. Nous disposons pour cela, d’un métabolisme basal qui traduit le court énergétique des oxydations cellulaires de repos physique et psychique. De plus, on peut noter que l’exercice musculaire, les hormones thyroïdiennes, les aliments interviennent en faveur de cette thermogenèse.
La thermolyse correspond à la perte de calorie par :
- évaporation de la sueur + perte par les voies respiratoires
- conduction dans l’eau de proche en proche
- convection : on se refroidit au niveau des turbulences (courant d’air)
- rayonnement : le corps est un émetteur d’IR
IV. CONCLUSION :