Maladie de Parkinson
I. GÉNÉRALITÉS :
La maladie de Parkinson est une pathologie neurologique central qui correspond à une dégénérescence de deux noyaux gris : le locus niger, et le striatum. On parle de dégénérescence nigro-striée.
La maladie de Parkinson est la pathologie de référence du syndrome extra-pyramidal. Elle est d’étiologie inconnue, et touche préférentiellement le sujet âgé.
Les voies extra-pyramidales débutent au niveau des hémisphères cérébraux, dans des régions particulières : les noyaux gris. Les principaux noyaux gris sont :
- le thalamus - le locus niger
- le striatum - le pallidum
À partir de ces noyaux gris, il existe des réseaux qui descendent l’axe central.
Ce syndrome extra-pyramidal participe à la motricité volontaire en enchaînant des activités gestuelles élémentaires pour en faire un mouvement complexe.
II. LES SIGNES CLINIQUES :
Il existe une triade de symptômes : - une hypertonie, une akinésie et un tremblement
· L’hypertonie :
- Elle est particulière, et de type plastique
- Elle est mise en évidence par la mobilisation passive
- Elle se caractérise par une résistance constante, apparaissant dès le début de l’étirement : on parle de résistance en tuyau de plomb
- Le plus souvent, elle cède par à-coup, réalisant le phénomène de la roue dentée
- L’hypertonie prédomine sur les muscles fléchisseurs ce qui explique la posture caractéristique du malade dans les formes évoluées :
- La tête est projetée en avant
- Le dos est en cyphose globale
- Attitude scoliotique car la maladie n’évolue pas symétriquement
- Les membres supérieurs sont en flexion, adduction et rotation interne
- Les membres inférieurs sont également fléchi et serrés l’un contre l’autre
· L’akinésie :
- Elle correspond à une difficulté à l’exécution des mouvements : disparition des automatismes
- Elle va entraîner des efforts pour réaliser un mouvement, d’ou un appauvrissement de la gestuelle
- Il en résulte un mouvement réduit à l’essentiel, qui a perdu son harmonie et sa spontanéité
- La maladie est lente, saccadée, avec parfois phénomènes d’échappement
- L’akinésie est responsable de :
- La perte du balancement d’un ou des bras lors de la marche
- Marche à petits pats saccadés, avec les pieds traînant au sol
- Piétinement lors du demi-tour, ou du démarrage
- Mimique pauvre, avec fasciés inexpressif
- Parole lente, saccadée, avec phénomène d’échappement
- Écriture difficile
· Le tremblement :
- Il est lent, régulier, et maximum au repos, majoré par l’émotion
- Sa localisations se situe préférentiellement aux extrémités
- Il forme des mouvements complexes, évoquant un geste d’émiettement au niveau des mains, et au niveau des pieds, celui de battre la mesure
- Il diminue et peut même disparaître complètement durant le mouvement volontaire