Processus tumoral, tumeur bénigne et maligne
I. DÉFINITION :
C’est l’un des processus pathologiques les plus répandu et responsable d’une importante mortalité dans les pays riches.
Une tumeur est une excroissance pathologique due à une prolifération anarchique de cellules aboutissant à un tissu néoformé retrouvé dans l’organisme, soit à l’état embryonnaire, soit à l’état adulte. Toute tumeur est formée de tissus que l’on retrouve dans l’organisme, ce qui explique les différentes appellations en fonction de leur composition : lipome (tissu graisseux), fibrome (tissu fibreux), ostéome (tissu osseux)… Certaines tumeurs peuvent être mixtes, comme la tumeur glomique (angio-neuro-myome).
On oppose deux types de tumeurs :
- les tumeurs bénignes
- les tumeurs malignes
II. LES FACTEURS CANCÉRIGÈNES :
Ils sont très nombreux et peuvent se classer en plusieurs familles :
- les facteurs physiques comme la radioactivité, les UV, la chaleur
- les facteurs mécaniques comme l’irritation d’un naevus
- les facteurs chimiques avec deux aspects :
- facteur industriel : hydrocarbure, amiante
- facteur alimentaire : colorants, conservateurs
- les facteurs toxiques : tabac, alcool
- les facteurs viraux comme le virus du SIDA
- les facteurs familiaux ou héréditaires
III. MODES D’INSTALLATION DU CANCER :
Il existe 3 modes d’installation :
- apparition spontanée du cancer sans pathologie préalable
- présence initiale d’une tumeur bénigne qui va se transformer secondairement en cancer, ce qui ouvre une possibilité thérapeutique préventive
- présence initiale d’une pathologie non tumorale qui peut secondairement se cancériser d’où des possibilités de surveillance d’apparition du cancer
IV. MODES D’EXTENSION DU CANCER :
Il existe 3 modes d’extension :
- par continuité qui correspond à une augmentation de volume de la tumeur au sein d’un même organe. Cette extension permet toujours d’envisager la guérison
- par contiguïté : passage du cancer à un organe de voisinage. En générale, la guérison n’est plus envisagée
- à distance soit par voie lymphatique, soit par voie sanguine, avec formation de métastases cancéreuses. La guérison n’est plus envisagée et le traitement est difficile
V. DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL ENTRE TUMEUR BÉNIGNE ET TUMEUR MALIGNE :
D’une façon générale, on distingue les tumeurs bénignes des tumeurs malignes par le biais d’une biopsie, suivant leurs caractères histologiques et évolutifs.
- Les tumeurs bénignes sont entourées d’une enveloppe, elles sont dites encapsulées, alors que les tumeurs malignes sont non encapsulées.
- Les tumeurs bénignes croissent lentement alors que les tumeurs malignes croissent rapidement et envahissent une région en infiltrant les vaisseaux lymphatiques.
- Les tumeurs bénignes ne récidivent pas une fois enlevées alors que les tumeurs malignes récidivent après ablation avec une tendance à se généraliser dans tout l’organisme (métastase)
- Les tumeurs bénignes sont formées de cellules non modifiées semblables à celles du corps, alors que les tumeurs malignes sont formées de cellules dites monstrueuses qui perdent leur inhibition de contact.
VI. TRAITEMENTS :
Il existe tout d’abord un traitement préventif basé sur l’exclusion des facteurs favorisants. La deuxième prévention est le traitement des tumeurs bénignes par chirurgie d’exérèse qui se limite à une tumorectomie.
D’autre part, on peut dépister des cancers systématiquement, comme ceux du sein ou du colon.
A ce traitement préventif s’ajoute un traitement curatif qui dispose de 5 méthodes :
- La chirurgie, soit totale, soit partielle, mais dans tous les cas elle sera mutilante.
- La chimiothérapie anticancéreuse en utilisant la poly-chimiothérapie séquentielle pour éviter trop d’effets secondaires (vomissements, alopécie).
- La radiothérapie
- L’hormonothérapie
- L’immunothérapie
VII. CONCLUSION :
Le pédicure-podologue joue un rôle important dans le dépistage des tumeurs car il est amené à en rencontrer diverses au niveau des pieds : tumeur piriforme, tumeur glomique, le naevus, le mélanome malin…
Il pourra également jouer un rôle important dans le traitement de certaines tumeurs bénignes (verrues), mais également dans le suivi de l’évolution de celles-ci (naevus).