Anti-diabétiques
I. INTRODUCTION :
Le diabète sucré est une pathologie métabolique en rapport avec le pancréas endocrine, qui produit, par l’intermédiaire des îlots de Langérhans, une hormone hypoglycémiante : l'insuline. Le diabète correspond au passage du sucre à travers le filtre rénal de façon pathologique.
On parle de diabète lorsqu’il y a une hyper glycémie, sachant que le taux de glycémie physiologique est compris entre 0.8 et 1.2 g / l de sang. Il existe deux types de diabète :
- Le DID (diabète maigre) qui touche l’enfant et entraîne un amaigrissement. C’est une maladie auto-immune qui entraîne une destruction du pancréas et donc un déficit insulinique. L’expression clinique est : polyphagie, polydipsie, polyurie, avec asthénie et amaigrissement.
- Le DNID (diabète gras) qui touche l’adulte et encore plus le sujet âgé et qui est souvent lié à une surcharge pondérale et à des excès alimentaires. Dans ce cas il n’y a pas de déficit en insuline, mais un état de résistance à l’insuline favorisée par la surcharge graisseuse. Il n’y a pas d’expression clinique et les seules manifestations sont donc les complications.
Les traitements seront différents selon le type de diabète :
II. TRAITEMENT DU DID :
Il se fera par injection d’insuline pour palier au manque d’insuline. l’administration de l’insuline ne peut se faire que par injection, car par voie orale, elle est détruite dans le milieu gastrique. L’insuline va permettre une augmentation de la captation du glucose par les cellules musculaires et adipeuses, et va diminuer la néo-glycogénèse (formation de sucre à partir de composé non glucidiques, comme les acides aminés)
Il existe trois groupes d’insuline :
- l’insuline purifiée, d’origine animale (porc)
- l’insuline bio-synthétique qui est la plus utilisée actuellement et qui est produite par génie génétique
- l’insuline semi-synthétique qui est une insuline de porc dont la séquence peptidique a été modifiée conformément à celle de l’insuline humaine
Les différents insulines sont classées selon un critère essentiel : leur durée d’action, qui peut être brève, lente ou intermédiaire :
- l’insuline rapide : elle est injectée par voie sous cutanée et commence à agir 10 à 15 minutes après pour une durée de 6 à 8 heures avec des variations individuelles en fonction du site d’injection
- l’insuline lente : elle agit pendant 18 à 24 heures après injection (parfois même pendant 30 heures). Elle est utilisée pour un schéma thérapeutique à une injection par jour.
- l’insuline intermédiaire : elle s’absorbe lentement et a une durée d’action de 12 à 18 heures. On les utilise à hauteur de deux injections par jour.
III. TRAITEMENT DU DNID :
Ce traitement se fera par l’intermédiaire d’un régime hypocalorique associé à la prise de médicaments oraux. Ces derniers comprennent deux familles :
1. les sulfamides hypoglycémiants :
Ces produits stimulent la sécrétion d’insuline par le pancréas : ce sont des insulino-sécréteurs car ils potentialisent l’effet du glucose. Mais, ils ont une action limitée dans le temps. En effet, au bout de 5 ans de traitement, il n’est plus possible de prouver de façon certaine l’action positive de ces substances. De ce fait, il est impératif de commencer le traitement par un régime hypocalorique qui peut parfois suffire.
Il existe différents types de sulfamides, mais ils ne présentent pratiquement pas de différence à l’exception du gibenclamide et du glipizide qui ont une action à très petite dose
Les sulfamides peuvent entraîner des réactions secondaires : hypoglycémie, nausées, vomissements, diarrhée, allergies cutanées (prurit, dermatose…).
Ex : DAONIL, DIAMICRON, MINIDIAB.
2. les biguanides :
Contrairement aux sulfamides, ils ne stimulent pas la sécrétion d’insuline : ils n’ont pas d’effet hypoglycémiant. Ils vont permettre une augmentation de l’utilisation cellulaire du glucose, une amélioration de la liaison insuline-récepteur, une inhibition de la néo-glycogénèse hépatique, une diminution de l’absorption intestinale du glucose.
Ils ont de très bons résultats chez les patients obèses insulino-résistants et ne présentent pas de risque d’hypoglycémie, contrairement aux sulfamides.
Ils peuvent entraîner des effets secondaires : troubles gastro-intestinaux, acidose lactique (crampes musculaires).
Ex : GLUCOPHAGE, INSORAL
IV. CONCLUSION :
Toutes ces substances ne dispensent pas en général d’un régime hypocalorique. De plus, si la glycémie reste élevé après une mono-thérapie, on peut faire une bi-thérapie en associant des sulfamides aux biguanides.
En tant que pédicure-podologue, nous nous devons de donner des conseils aux patients :
- soins pédicuraux réguliers sur prescription médicale (limage des ongles dans les coins, callosités…)
- Chaussant adapté : - pas de coutures internes
- Tige souple
- Cuir souple
- Examen quotidien des pieds et des chaussures
- Ne pas marcher pieds nus
- Porter des chaussettes propres en coton (mycoses)
- Éviter les bains trop chauds
- porter des chaussettes propres en coton