Anti-inflammatoires
I. INTRODUCTION :
Le processus inflammatoire est très répandue et participe d’ailleurs à d’autres processus pathologiques comme l’infection et l’allergie. il s’agit d’un phénomène naturel de défense face à un agresseur, mais souvent ce phénomène est destructeur.
Nous disposons de trois grandes familles médicamenteuses ayant une action anti-inflammatoire :
II. LES ANTI-INFLAMMATOIRES PER OS :
1. Les A.I.N.S :
Cette famille médicamenteuse découle d’un précurseur : l’acide acétylsalicylique ou aspirine. Ce médicament est à la fois anti-inflammatoire, antalgique, antipyrétique, antiagrégants plaquettaires. A partir de ce précurseur, on a mis au point des familles médicamenteuses ayant de meilleures propriétés anti-inflammatoires, sans les autres effets. Certains produits sont très utilisés comme : le Voltarène, le Feldène, l’Apranax, le Profénid.
Les effets secondaires sont moins sévères que ceux des corticoïdes et portent surtout sur le tube digestif, l’estomac, mais aussi l’œsophage et le colon. Ceci est du au fait que les A.I.N.S sont des produits anti-prostaglangine, et que ce sont les prostaglandines qui sont à la base de la protection de l’estomac (apparition d’ulcère). Les AINS sont en général à prendre au milieu du repas.
2. Les A.I.S : Les corticoïdes :
Cette famille médicamenteuse est issue d’une hormone naturelle fabriquée dans les cortico-surrénales : le cortisol. Celui ci provient du cholestérol. Le cortisol se transforme ensuite en un produit actif : la cortisone. A partir de ce produit, on a élaboré une famille médicamenteuse :
- l’hydrocortisone
- la cortisone synthétique beaucoup plus puissante : la Prednisone (Solupred, Cortancyl)
- la cortisone synthétique modifiée vers une action anti-stress
Les corticoïdes ont globalement une action frénatrice sur les cellules favorisant le catabolisme au détriment de l’anabolisme, ceci explique la tendance à l’atrophie tissulaire. De plus, ils ont également une action anti-allergique et immunitaire (utile pour les transplantation d’organes).
Les effets secondaires sont dus à l’action frénatrice sur les cellules :
- infections fréquentes - obésité fascio-tronculaire
- retard ou absence de cicatrisation - rétention sodée (œdème, HTA, prise de poids)
- amyotrophie - tendance à l’hyper pilosité
- ostéoporose - tendance au diabète sucré
- atrophie cutanée
- atrophie vasculaire (hémorragie)
- atrophie de la muqueuse digestive (ulcère)
Pour éviter ces effets secondaires, il faut utiliser la posologie la plus basse possible, et éviter certaines contre-indications comme le diabète et l’hypertension. De plus lors d’un traitement prolongé, il faudra une posologie décroissante lors de l’arrêt du traitement pour éviter une insuffisance surrénaliène.
3. Les traitements de fond :
Ils sont utilisés pour les inflammations chroniques d’étiologie inconnue, et ont une action intense sur le mécanisme inflammatoire. Ce type de traitement est surtout utilisé en rhumatologie et évidemment pour les grandes maladies inflammatoires chroniques : PR, PSR, rhumatisme psoriasique. Les principaux traitement de fond sont :
- les anti-paludéens de synthèse (Plaquénine)
- les sels d’or
- les dérivés thiolés
- le méthotréxate qui est un anti-cancéreux
III. LES ANTI-INFLAMMATOIRES PERCUTANÉS :
Ce sont des topiques résolutifs qui agissent sur certaines parties du corps pour les ramener à la normale sans passer par la suppuration.
Les différentes familles sont :
- les non-stéroïdiens : Nifluril pommade (que nous pouvons prescrire)
- les ammoniums quaternaires : Pansoral gel
- les dérivés organiques : alcool à 70° sous la forme de compresse d’alcool tiède
les indications sont : manifestations inflammatoires localisées et inflammatoires :
- en rhumatologie : arthropathies des petites articulations, tendinites, bursites
- en traumatologie : entorses, luxations, contusions, élongations et toutes les douleurs post-trauma
- en phlébologie : phlébites superficielles