Le semelage de la chaussure, études des composants et des différents modèles
I. INTRODUCTION :
Le chaussant est fait pour protéger le pied contre le froid, l’humidité, l’agressivité du sol, et le maintenir et le soutenir. La chaussure joue également un rôle social et esthétique.
La chaussure est constituée de deux parties :
- d’un semelage, c’est la partie qui sépare le pied du sol
- d’une tige, c’est la partie qui habille le pied.
II. LES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS CONSTITUANT LE SEMELAGE :
Le semelage comprend de bas en haut :
- la semelle d’usure, ou semelle seconde en contact avec le sol. Elle peut être en cuir, en plastique, en crêpe ou en caoutchouc.
- la semelle première est rigide et permet de solidariser la tige au semelage. Elle est faite de cuir, de carton, de corde ou d’alphacellulose.
- la semelle de propreté, en contact avec le pied
La tige et le semelage sont unit par la semelle première, qui peut être soit cousue, soit cousue et clouée, soit collée.
Entre la semelle première et la semelle d’usure existe un vide qui est comblé :
- en avant, par le remplit, qui est constitué de débris de liège, de cuir, ou de colle, et qui permet d’apporter un confort (amortissement au niveau des têtes métatarsiennes)
- en arrière, au niveau de la cambrure, par le cambrion, très rigide, généralement en métal ou en bois, et qui permet d’apporter un renfort.
Au niveau du semelage, il existe un relevé du bout indispensable, qui correspond à la distance entre le sol et la semelle. Sa hauteur est inversement proportionnelle à celle du talon, et est d’environ 6 à 10 mm. Elle permet de faciliter le passage du pas.
Le talon fait partie du semelage et est situé à la partie postérieure de la chaussure. Il peut être en bois ou en plastique et peut présenter différentes hauteurs. Il est constitué de bas en haut :
- du bon bout : c’est la dernière partie du montage de la chaussure. Il est en contact avec le sol et est le plus souvent en plastique ou en caoutchouc (antidérapant, amortissant)
- du sous bout : il donne la forme et la hauteur au talon. Il est constitué de bois, de plastique empilé, d’alliage léger, de cuir, de synderme, de crêpe, d’aluminium (pour les talons aiguilles) ou de liège (pour les chaussures compensées)
La forme du talon : le talon ne doit pas être en retrait, ni trop débordant. Il faut qu’il y ait une bonne surface d’appui (8 cm² minimum).
Hauteurs : - adulte : 15 à 20 mm
- enfant : 15 mm
- bottier : 35 mm
La hauteur du talon fait partie intégrante du traitement podologique : en cas d’hypoextensibilité du muscle triceps sural ou en cas de dénivellation résiduelle dans un pied creux antérieur, un talon permettra un gain de place par rapport à la talonnette.
III. LES DIFFÉRENTS MODÈLES DE SEMELAGE :
Les différents modèles de semelage jouent surtout sur le talon, c’est à dire sur sa hauteur, sa surface, et sa direction.
- semelage à talon compensé : il présente une avancée du talon au niveau de la cambrure allant jusqu’à la combler complètement (compensée) ou partiellement (semi-compensée). Avec de telles chaussures, la course est difficile car il n’y a pas de séparation entre l’arrière pied et l’avant pied
- semelage avec talon aiguille > 5 cm
- semelage avec talon bottier : 4 cm
- semelage avec talon ½ bottier : 3 cm
- semelage avec talon plat : 1,5 cm
IV. CONCLUSION :
Le semelage est une partie importante de la chaussure. Son conseil fait partie du traitement podologique.
De plus, le semelage peut faire l’objet de plusieurs adjonctions comme :
- la barre de Thomas, en arrière des têtes métatarsiennes pour faciliter le passage du pas
- le coin de Berthet sous cuboïdien